• Rien n'est jamais perdu, pas même un Petit Doigt !

    Toute ressemblance avec une situation ou jeu réel(le) serait fortuite et indépendante de la volonté de l'auteur qui décline toute responsabilité et n'engage aucune de ses idées et/ou intentions ou conséquences de ses idées et/ou intentions.

    En déploiement rugbyesque, le contingent Mac Ferson avançait, loups serrés dans un souffle que n'aurait pu abriter aucune poitrine humaine.
    Ils avaient atteint le premier mur.
    -" Attention ! "

    La salve cueillit son pas de côté et le soldat tomba, casque et arme en pierre tombale.

    -" Put... ! Il aurait dû l'entendre celui-là ! "
    -" Il avait pas son casque "
    -" Qu'est-ce qu'y foutait sans son casque ? "
    -" Appel perso, je crois ... "
    -" Sérieux ? "
    Puis le silence fut ordonné.

    La coursive dans laquelle ils se réfugièrent, étouffait le rebond des balles tirées à  l'ouest de leur position.

    - " VIRUS ! Avance ! MIEL-CONFITURE, sur ma droite ! "
    Deux "ok" et ils étaient déjà en position.
    -" HARPY ! Qu'est-ce que tu fous ? "
    -" Comment tu sais que c'est moi ? "
    -" Je t'entends à 3 images de là! "

    De courts rires s'ensuivirent tandis que MATTWATTER reprenait la direction des ruines dont le dédale tortueux les emprisonnerait sous peu.
    Pas bon - pensa MATTWATTER
    Soudainement un tir d'UBS36 lui donna raison en renversant AMPOUL qui éructa un "mer..." dans sa chute.

    -" Fontaine. 45HP " ¹
    Tout le monde en tint compte.
    -" Braquadeate erevin chuledeuzieme "
    -" THOMSON ! Micro ! On comprend rien. Si tu veux pas être ban² de la team, rachète- t-en un qui marche ! "

    Afin que trois d'entre eux puissent évoluer en pentagone, TALK braqua son MEGEV sur deux ennemis que personne n'avait encore pu identifier : la vitesse de frappe les abattit en un seul.
    -" Tu cheat³ mec ! "
    L'équipe adverse approuva l'apostrophe de l'un des leurs.
    -" Wallhack 4! Il s'agit d'un Wallhack ! "
    -" Y t'enverra sa démo, compte là-dessus ! " persifla MATTWATTER

    Et ils continuèrent...

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    HIGHTEST monta la côte sourdement, trop en vue mais il devait inspecter d'en haut ; il allait faire signe aux autres quand le TSR8 le bouscula.
    Il n'avait pas vu le sniper derrière l'arcade.
    -" Aimbot 5 ! "
    - " hê "Les mecs ! - se vengea la deuzième troupe - Si vous aimez pas perdre, faut pas jouer avec nous ! "
    - " Hackers ! " insulta PITT
    -" Allez PITT, on est bientôt sur site ... " calma MATTWATTER

    PEPSI habilement placé entre deux angles, allait tourner .... pour se trouver brusquement sur la trajectoire d'un M6.
    À terre dans son sang, l'uniforme souillé, il tempêta.
    -" Il s'agit sûrement d'un autoshoot 7 ! "

    Ces nases faisaient vraiment n'importe quoi !

    Révolution sur l'écran et dans les écouteurs :
    on devait virer les hackers ! Certains avaient même suspecté un ou deux radars 8
    mais comment le prouver ?

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    -" Retour à la map ! On finit le jeu ! "

    La voix de MATTWATTER ( sonorité de grotte enfouie ) - imposa le verdict que nul autre n'osa contredire.
    Dans un élan, ultime, MIELCONFITURE se rua sur la place centrale, point de mire de la base ennemie, ours bondissant qui paralysa toute réaction en s'écrasant sur le drapeau qu'il saisit si fortement qu'il se tordit le petit doigt.
    -" Ouahoouwouououou ... !!! "

    Son équipe avait gagné.

    -" Les mecs j'pars, j'me suis pété un doigt sur la touche du clavier "
    -" C'est pour la bonne cause ! " l'honora MATTWATTER.

    Patrick ne l'entendait plus : il examinait son petit doigt, tordu ? Gonflé ?, grimaça et brailla à travers la porte de sa chambre :

    -" MA-MANNNN ...
    OÙ EST LA CRÈME ANTI-DOUL ? "

     

    ¹ localisation de sa dernière position
    ² banni
    ³ tu triches
    4 action de voir à travers le murs
    5 viser automatiquement
    6
    tricheurs !
    7
    tirer automatiquement
    8 savoir où sont les ennemis sur la map (carte)

  • C'est Réel, Kiff L'Heure ! (resuitéfin)

    Inhabituellement, au labo, tous furent gentils, même le sous-chef prêt à hésiter sur une journée sans solde que Marion récusa.
    Il en fut
    ém-mu.
    Bien malgré elle, Daphné faisait la “One” de l’actualité et se dupliquait, par ci par là, sur magazines et journaux éparpillés en salle de repos : on y dépecait le crime “
    horrifiant”.

     

    -“ Tu la connaissais bien, je crois ? “
    Avait-il le culot de ... ? Mais oui, c'était lui qui interrogeait !
    -“ Elle avait l’air d’une gentille fille. Je suis désolé pour toi. “
    Alfred, debout, penchait son nez phare sur elle.
    -“ Fais attention. Tu vas tomber. “
    -“ Pardon ?”
    Elle retint la méchante explication sur les difformités de la génétique et ... Pourquoi donc ? D'ailleurs ?

     

    -“ Méga postits !”
    Il montrait le tétris coloré que formaient les papiers semi-collants.
    Méga
    !? -  Nonmais - il était un anachronisme à lui tout seul !
    Ce naturé, ce sssserpent, ce mollusque ... ce pwoizon !
    Que faire de lui ?
    Orienter les inspecteurs sur lui ?
    Sur quelles preuves ?
    L’espionner... Pour obtenir quoi ?
    Alerter les collègues, la hiérarchie ? – Génnniaaallllll !

     

    Elle pourrait le suivre, chaque soir, pour relever ses habitudes, noter ses fréquentations, mémoriser ses lieux de rencontres et constater qu’il avait une vie assez animée !
    Elle l’aurait plutôt imaginé taciturne et rapide à éviter autrui – (Là encore, BUG !), loin de ce concert d’activitésqu’il partageait avec quelques favoris -
    dont certains du bureau (Surpris).

    Elle demeura donc naturellement dans son zigzag , le long des quais dont il ne suivait pas l'arrondi.

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    Par instants il ralentissait. Elle aussi. Forcée d’admirer une luminosité finissante.
    Ignoré du bateau mouche d’où les rires tombaient à la dérive, il rêvait au-dessus des clapotis de leurs vagues.
    Que pouvait-il bien penser ? Pensait-il en fait ?
    De derrière il était encore plus antipathique.
    Maintenant, Alfred s’appuyait au muret de pierre.
    Quelle pose ridicule ! (Même physiquement il est bête !)
    Ceci dit, il était suffisamment incliné pour basculer dans le fleuve.
    Telle une pédale de vitesse enfoncée par réflexe, il réaccéléra.
    Quel nerf le décoince ?
    HMMUM ! il fallait être vraiment un bouffon pour marcher avec le nouveau danger à tout coin de rue.

     

    Et le souvenir de Daphné se superposa à la silhouette devant elle…

     

    Elle aussi était stupide!
    Tous ces gens faussement confiants qui se pavanaient dans une capitale de troubles, de sociopathes et pire
    … d’envieux !
    Comme toi ?
    Ouais. Komm’ MOI.

    Ce côté zûr-de-moi-tellement-fort-d’être … sans vergogne au-dessus d’anciens quartiers coupe-gorge, l’échauffait,
    l’énervait,
    l’écoeurait…
    Tous ces-Toutes celles…Fourre-tout...
    de bas étage !

    Marion les détestait 
    TOUS.

     

    SI seulement deux ou trois personnes s’étaient montré, avaient osé regarder vers eux, Alfred aurait pu être sauvé … bien que l’obscurité n’aida pas.
    Mais non, pas une âme -          même réincarnée …

     

    Alfred finirait donc comme Daphné.

     

    Marion juste tout près, avança la main, la lame tendue vers les épaules du promeneur.

     

    Elle en ferait des - bouchées ! …

  • C'est Réel, Kiff L'Heure ! (suite)

    De derrière la large poubelle en fer, elles avaient une vue sécurisée.
    Qui les aurait détectées ? (à peu près tous les passants ... sauf ...).

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    -" On est complètement barjos !" marmonna Marion au regret de s'être laissé engager dans cette absurde filature.
    Daphné lui mima un ordre qui ressemblait fort à un signe d'énervement.
    -" De toute façon, il ne sortira plus "

    Nouvelle contorsion de Daphné que Marion déchiffra plus justement : en fait, depuis tout à l'heure, elle lui disait de se taire, et même vue l'énergie du mouvement, de carrément "la boucler".
    -" Je n'aurais jamais dû te rapporter cet incident. "
    -" Tu fais exprès ou quoi ? "
    -" de parler ? oui. Parce que je peux le faire ... "
    -" Hilarant ! " força sa voisine sur un rire grimacier.

    Hypnotisée par les lumières qui ondulaient derrière les fenêtres du premier étage, Daphné notait chaque mouvement de l'ombre qui s'y mouvait : entre autres, celle d'Alfred.
    - " Je crois qu'il ne tuera pas ce soir ! " susurra Marion
    -" Tu sais, t'es vraiment chiante ! "
    -" Il est 21H00, j'ai froid, j'ai faim et le suspense de cette émission est ...
    inexistant ... Autant rentrer ! "

    Daphné affichait son air pas-d'accord.
    Elle resterait encore au moins une heure, ce qui anima grandement leur débat au risque de polariser sur elles l'attention d'autrui.
    -" Vu qu'on se fait remarquer, tu n'as qu'à y'aller. Moi, je surveille pendant 30 mn à peu près. "
    Marion tenta de la décourager, anxieuse à l'idée de la laisser seule dans ce bout de rue qui d'ici quelques guets serait désert.
    Cependant elle dut partir sur sa culpabilité, un clin d'oeil de Daphné pour toute compagnie.

    Aussi ne fut-elle pas tranquille quand le lendemain matin, aucune Daphné au travail, sans un SMS, sans un appel, pas même au secrétariat, à la grande déploration du sous-chef : aucune excuse n'avait été fournie.
    Marion essaya de la joindre mais elle se retrouva, le soir. à sonner désespérément devant sa porte, sans obtenir de meilleure réponse.
    Elle finit par faire sortir la voisine qui connaissant les habitudes de la jeune fille, signala un silence depuis hier soir, preuve d'une absence étonnante !
    Bien qu'elle lui connaisse une mère et une soeur, Marion ignorait adresse et téléphone, imaginait des amis ou un amoureux à contacter, et dont elle ne savait - hélas ! - rien.
    Fallait-il avertir la  police ?
    Inutile puisqu'elle venait à elle dans un blouson noir et un parka marine ; le sourcil sévère et la lèvre maussade, deux hommes l'étudiaient avec suspicion.
    Docile sous leurs questions, elle redouta ce que cachait leur désagrément.
    Identité, motif de sa présence, relation avec la ... "victime" ... Marion trembla, la voix au bord de chavirer. Elle justifia sa présence par ses inquiétudes de la journée, ce qui poussa l'un d'eux à l'informer charitablement du décès de sa collègue et camarade.
    -" On a retrouvé le cadavre dans le quartier de ...
    - Avez-vous une idée de ce qu'elle pouvait faire là-bas ? "

    Remords et Douleur au plus profond de son coeur, Marion n'osa avouer leur enquête, les soupçons de Daphné et ma foi, leur bêtise à toutes deux, alors elle répondit non.

    " Elle devait demeurer à la disposition de la police ... "

                                                             À Suivre ...