• Colombine, Combine et ... Débine

    Imperméable métallisé sur fond de lunettes opaques, il ne lui manquait plus
    que la casquette,

    OR -       il l'avait.

    La rue, lourde de la nuit, ne crachait encore aucune silhouette.
    Il était seul.
    Bien.
    Il rajusta son camouflage et sortit de l'immeuble, du hall !
    où le concierge au-dessus de sa serpillière et le facteur dans les boîtes aux lettres,
    ne l'avaient pas encore noté.
    Parfait !

    Les 6H30 aussi fraîches que les poubelles du mardi matin, le pavé retentissait du fer
    dessous ses mocassins - (genre nouveau cuir) - si graveleusement qu'il se crut
    obligé de vérifier s'il n'était pas suivi.

    Toujours Personne.
    Au Poil !

    Un bar café le tenta au passage pourtant la tâche du jour, importante, vitale,
    indispensable ... le poussa ..., au dernier moment, sur l'autre trottoir.
    Un coup d'oeil vers la vitrine ne traça aucune filature : indiscrétion(s) de voisin(s),
    curiosité(s) d'ami(s) encombreraient son chemin qu'il s'ingéniait à perdre
    derrière lui.

    Pas de TéMOINs.
    gOOD !

    A l'angle de la 37ème avenue, il perçut le kiosque avant de le sentir.
    Quelques secondes plus tard il le démasquait.

    En mode caméléon,
    il l'approcha à la pointe de la chaussure,
    la main pondérément libérée de la poche,
    les doigts  prêts à ... SAISIR !

    Le vendeur ne le vit pas         - tout de suite,
    Lui, se pencha sur trois livres qui se coinçaient, telle une allégorie désuète,
    entre deux collections "J'à Pas Lu", mais que LUI, lui seul, avait repérés.
    Le profil illisible, il tendit les bouquins en les présentant côté quatrième de
    couverture,
    CE Nonobstant,
    le commerçant, outrageusement les retourna, et détailla les titres Phare :
    - Folie d'une Nuit
    - Le Prince Déshérité
    - La Passion de l'Amante Infidèle

    Ce dernier tendit un sourire plein de ... de quoi(s) ?
    auquel il opposa un visage emmuré.

    - Nos femmes nous feraient faire vraiment n'importe quoi, pas vrai ?

    Il acquiesça sur une fausse complicité et se pressa de le payer, ne voulant pas
    constater la stupeur ou le mépris des autres clients.
    Il rangea l'achat coupable sous sa gabardine dont le pli dissimula sa petite honte.

    Ces romans parus aux Editions Colombine, dans la collection "Etreintes", allaient
    lui offrir des heures d'évasion nécessaires à sa santé mentale en attendant les
    prochaines histoires.

    Alors,  OUI !
    Il était prêt à faire accuser sa femme !
    A la traîner dans l'infamie d'un mensonge !
    A se déguiser pour courir jusqu'au kiosque le plus lointain ................

    S'il pouvait se procurer sa petite piquouse,
    sa lecture de dimanches sans fins, sans faim, s'enfin.

    SA destinée par pro-cu-ra-tion.

  • La Femme À QUI ?

    - Regardes-tu la destination ou le défi ?

    Hyasiho.jpg

    Au-delà des Six Frontières, le Temple HYASIHO trônait dans ses montagnes
    et en regardant la neige le couver, MÉNARÉTÉ ne se doutait pas qu'il devait
    y contempler autre chose que le Temple HYASIHO trônant dans ses
    montagnes avec la neige en couveuse.
    Son maître KENFÊPEUDEKA le scruta, fier de le constater aux prises avec la
    réflexion - Enfin ! - à un neurone de la méditation.

    Menarete.jpg

    - Tu as été choisi pour La Mission.

    Lentement MÉNARÉTÉ  oscilla vers son maître.

    Mission ? La ?

    Quatre jours après cette conversation MÉNARÉTÉ  défiait la première question
    de HICÉFOURÉOU :
    - C'est quoi, au juste, LA mission ?

    TAKAGOGITÉ  devança tout réflexe :
    - Récupérer le Secret des Six Frontières dans le Temple HYASIHO.
      C'est ça, hun ? Pas vrai ?
    - Et c'est quoi ce secret ?, contesta LAFAMAKI.
    - Secret ? ... SE - CRET ! Ça évoque une définition pour toi ?
    La réponse de SAFOPA fit plonger les yeux de LAFAMAKI sur ses Getas :
    SAFOPA  savait tellement bien être antipathique que - Elle - n'était un secret
    pour personne !

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    - Bon. Et si on faisait un somme ?
    YAKAPASITO ne craignait apparemment aucun(e) (SA)FOPA.

    MÉNARÉTÉ  toisa un à un les membres de son équipe, sélectionnés par
    les Prieurs du Cloître Supérieur.
    D'un signe, il ordonna de cesser plaintes et tergiversations puis leur
    désigna la première frontière : celle de Bois.

    Ils reprirent donc leur marche.

    - C'est pas un peu provocant d'avoir mis la Frontière du Buisson avant
      celle du Feu ? soumit TAKAGOGITÉ alors que tous approchaient de la
      muraille de bois.

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    - Pourquoi ?
    Tous les regards enterrèrent aussitôt la question de LAFAMAKI.

    Ils devaient traverser les Six Frontières :
    1) le Bois  2) la Pierre  3) l'Acier  4) le Verre  5) le Buisson - The FAmous !
    6) le Feu.

    Cela, le Maître KENFÊPEUDEKA le leur avait confié.

    Que devaient-ils pourtant faire au temple ?

    Seul, MÉNARÉTÉ le savait.
    Selon qu'il se montrait confiant ou suspicieux, il laissait échapper quelques
    indices qu'il contredisait ensuite sans remords, rabrouant quiconque le lui
    faisait remarquer.
    MÉNARÉTÉ , maintenant, fixait le premier obstacle ; immobile, comme
    persuadé de voir gicler une clé des hauts pieux tandis que TAKAGOGITÉ
    la cherchait vraiment entre chaque interstice sous le menton désapprobateur
    de
    SAFOPA qui, quant à elle, soupçonnait fort l'absence totale de clé.
    YAKAPASITO profitait d'une sieste nerveuse parce que le cheveu coupé par
    la lame du sabre qui lui avait servi de coussin.

     

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    A côté d'elle, LAFAMAKI se serait bien gratté la tête n'osant demander si
    un mur de bois ne pouvait pas se brûler ?
    Sur la gauche, HICÉFOURÉOU secouait le bandeau sur sa tête, prêt à se défaire
    sous tant de conviction.

     

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    - Quelle est notre Mission ? La Vraie ?

    SAFOPA  jaugea TAKAGOGITÉ d'une telle stupeur que YAKAPASITO en fut
    réveillée.

    MÉNARÉTÉ soupira, mains à la taille puis leur fit face en déclarant :
    - Notre mission est reliée au Secret du Temple HYASIHO, secret, vous le
      savez, qu'il recèle depuis des millénaires.

    Pause

    - Ce secret, Nos Prieurs et Nos Maîtres ont dû le protéger et désormais, si
      nous en sommes les gardiens, nous devenons aussi son Piège...
    - Sérieux ?
    MÉNARÉTÉ pétrifia HICÉFOURÉOU : d'accord ! Plus d'interruptions !
    - Je ne devais pas vous révéler la mission avant la Sixième Frontière, celle
      du Feu ...

    Il respira.

    - J'ai besoin de tout votre courage, de toute votre volonté, c'est pourquoi
      j'ai décidé de vous révéler le Secret, avant l'heure ...

    Il les scruta, une seconde dans l'hésitation, enfin dit :

    - Le Secret du Temple HYASIHO dort depuis des siècles et il sera sous peu
      ranimé. Il faut juste que je vous livre le message codé juste avant ...

     

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  • Je t'en Foutrais, Moi, des Études historiques !!!

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    Elle les regardait s’enivrer.
    Ayant enfoncé sur sa chevelure le bonnet de coton anti-assaut, la robe amplement décourageante,
    elle ne risquait trop rien. La taverne, cet après-midi, ne désemplissait pas car le Tournoi des
    Deux Pompons, chevaliers du Pompon Pette contre Chevaliers du Pompon Piste, se
    lancerait sous trois jours ; les chants s’égayaient un peu trop à son goût – aussi asexuée que possible
    passa-t-elle efficacement entre les tables pour y déposer les chopes don’t l’ombre abreuvait déjà la clientèle.

     

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    Elle l’avait tout de suite reamrqué -
    au fond, vers la seule fenêtre en hauteur de la taverne : sa soyeuse chevelure répandue sur son manteau
    de parade, avec son air de Savant-Et-Pas-Vous-Bande-De-Marauds, il dénotait sur
    les effectivement-marauds qui l’entouraient … En commençant à la dévisgaer, plus proche de son corsage
    que de ses yeux peu sages …

    (Peut-on tout avoir en ce bas Monde ? - Hê …  Non.)

    Car l’érudition ne dévorait pas le regard qu’elle découvrait à l’instant sur elle.
    Comme il l’appelait du sourire d’homme à Proies, elle dut s’approcher

    -          Donne moi une chope de ton mailleur vin, Ma Jolie !
    (MA Jolie ?Tu sais ce qu’elle te dit TA  Geolie ?
    Puisqu’on en est à se tutoyer, Hun ?),


    Au lieu de quoi, elle allait acquiescer quand il la retint d’une hésitation du menton :

    -          C’est toi qui revient me servir ?
    (non-non, c’est ma jumelle! )

     

    Cependant Là encore elle hocha simplement la tête.

    Il eut à nouveau ce sourire très agaçant, d’autant plus qu’il l’émoustillait tout de même
    un peu … Et il était rare de voir un tel beau garçon dans ce genre d’endroit.

     

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    Elle avait toujours fait de l’effet aux hommes, sans être la Merveille que la liste du même nom
    ne citait pas.
    Donc, Comment Cette Merveille, avait-elle atterri là ?
    a} A cause de parents pauvres qui ne pouvaient chronologiquement-parlant pas-être au courant
    de la pilule.
    b} On finissait dès lors souvent serveuse - gare aux rêveuses !- pour ne pas avoir à arpenter
    les rues sans trottoirs.
    c} L’auberge protégeait des brutes épaissas en les rassemblant au même endroit, de ce fait
    plus faciles à écarter, même dans l’’ivresse puisque les patrons s’interposaient assez efficacement.

    (Où aurait-elle trouvé meilleurs gardes du corps ? Muh ?…

    d} Le contexte socio-économiquecomme qui diraient Huit Siècles plus tardne la favorisait pas, pas-du-tout.

     

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    Quand elle retourna le servir, Il se crut obligé de la toiser, le registre lexical versant dans le vulgaire,
    (si les glaçons avaient existé, elle aurait plutôt vidé son verre sur ses caleçons
    Encore un
    p’tit Malin qui pensait la Culture indispensable à l’Intelligence et
    réservée à l’élite masculine ! )
    Bien qu’aucun livre ne fût à son actif, elle avait beaucoup appris, ici, par l’observation :
    de l’enjeu politique aux jeux de cartes, en passant par le rendez-vous galant de minaudeuses
    au bec enfariné, pour finir sur les travailleurs contre les jouisseurs, l’ensemble lui proposait
    un échantillon propice à la réflexion …

    (et l’autre “enrubanné” qui la titille en pleine méditation PHIlosoPHIque !)

    Bon ! Ceci rappelé, à une telle époque(les autres seront-elles différentes ?)

    une femme à jolis seins avait-elle le droit de rrrEUflEUchir ?

    Sous le carafon : oui
    Dans un cabaret : non

     

     

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    (Alors qu’êce qu’il en savait ce corniaud du futur, qu’il n’y avait aucune femme
    intelligente huit siècles avant sa thèse ( et sa tête ) de repousse-femme impuissant ?

    Tout était venu de ce cauchemar où un type en chausses longues parlait devant un  auditoire
    placé à la grecque -
    (ouais, elle savait ça!)
    un public jeune écoutait avec respect(Tu parles !) - ce vieux qui déblatérait sur le statut de
    Son Sexe à E
    lle en se fondant sur une étude soi-disant historique :
    (ils avaient fait un audit peut-être ?
    Ou consulté un sondage anachronique ?)

     

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    Elle revint sur le probable Ancêtre de pacotille du Thésard.
    Elle ne lui laissa pas prendre son poignet.

    (Bâtard !)

    Finalement elle ne lui donnerait pas ce qu’il aurait attendu de toute bonne domestique, dans
    l’arrière-cour de l’auberge.

     

     

     

     

     

    (Qu’il aille donc s’y masturber en digne chaînon génétique du vieil incontinent
    revanchard !)