• Quand les Circonstances S'Entchéchènent

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    En route pour THE événement KEY de leurs deux vies réunies, Djokhar et
    Tamerlan avaient fait la connaissance d'un voyageur fort affable durant
    le trajet en bus jusqu'à Boston.
    Lui confiant leur euphorie d'assister au match des Red Socks contre Kansas
    City, l'homme en costume-lunettes-noirs leur avait vanté celle procurée
    par le marathon, FAMOUS, que Boston célébrait un peu plus tôt que le
    match de base-ball : les coureurs dans les acclamations de la foule
    anticiperaient STRONGLY la tension de l'arène.

    Pourquoi ne pas en profiter ?
    Effectivement.
    Pourquoi pas ?
    Que risquaient-ils au fond ?

    Les voilà, OF COURSE, à déambuler derrière les barrières accrochées au
    pavé comme une dent gâtée à sa gencive, quand Ô ! VERY STRANGE !!!,
    l'homme en suit-glasses surgit d'entre les sièges de camping et les
    barbecues qui s'entassaient autour d'un public familial venu soutenir
    proches, amis ou voisins participant à la marche.

    - J'ai trois bonnes places. Rejoignez-moi donc ! Et j'aurai plaisir à
    partager avec vous ce que j'ai mis sur le feu ...

    Tamerlan et Djokhar regardèrent la cocotte minute qui crépitait sur
    un réchaud. Un peu confus, les deux frères lui proposèrent d'aller acheter
    des boissons mais leur complice leur montra les premiers coureurs pour
    les en dissuader.
    Une HAPPY agitation s'empara de la foule que le souffle forci des sportifs
    fit vibrer progressivement. Les cris couvrirent le rythme des coeurs et
    les deux touristes s'associèrent avec entrain aux encouragements.
    Tamerlan se tourna vers le suit-glasses mais ne le vit plus nulle part
    AROUND.

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    WWOUFFFFEiiii

    L'explosion hoqueta, cogna comme cinq-balles leurs tympans pour
    vriller en feu électrique dans un ciel trop bleu.
    Djokhar avait juste eu le réflexe de pousser son frère dans une
    cour basse, ce qui les abrita non seulement de la panique
    générale mais aussi des retombées de la bombe.

    Des coups de feu les GET OFF de leur abri ; alors que Djokhar
    cherchait à se renseigner, des policiers l'entouraient déjà pour
    menotter Tamerlan, ahuri.
    Djokhar eut juste THE TIME d'aviser le suit-glasses sortant d'une
    Mercedes qu'il avait garé AT THE RIGHT PLACE.
    Djokhar s'y précipita, trouva les clés sur le volant et d'une marche
    arrière fit reculer les POLICEMEN. Tamerlan, hagard, eut à peine
    le temps de s'interroger sur ses motivations qu'une première balle
    atteignait Djokhar, le déstabilisa dans sa manoeuvre et le fit
    heurter son frère dont il ne put que tirer le corps sur quelques
    mètres à deux kilomètres à l'heure.
    Il n'eut pas le temps de vérifier sîl l'avait tué car il fuit
    IMMEDIATLY vers un bateau entreposé dans un jardin de
    Watertown dont l'adresse avait été écrite sur un panneau tendu
    par le suit-glasses au moment où Djokhar entamait son virage.

    Cet homme était TRUELY serviable !

    Plus tard sur les lieux, Edward DAVEAU, chef de la police de Watertown,
    inspectait les dégâts.
    En retrait, l'homme en costume-lunettes-noirs le FOLLOWAIT.

    - Comment s'appellent les deux frères déjà ?, demanda le responsable
    avant de s'adresser à la presse.
    - TSARNAEV , souffla l'autre.

    Rendu muet, le SURVIVAL BROTHER n'aurait certes pas l'occasion
    d'écrire ni de mimer un quelconque témoignage.
    L'homme en costume retira son oreillette.

    La véritable cible du carnage avait été - discrètement - É-LI-MI-NÉE.

  • La Fée Bruine

    Avec une jubilation convaincue, Athanaïs s'empara du micro.

    - Comme l'ont si gentiment soufflé certains d'entre vous à Pétunia,
      que fait une fille comme elle avec une amie d'enfance comme moi ?
      Le plus sûr est de vous répondre directement : je suis sa Jimnette
      Criquette, sa conscience mais sans doute, également, le peu de coeur
      en sa possession...
      Ce que vous aimez en Pétunia, c'est MOI.
      Le jour où elle ne M'aura PLUS, Pétunia NE sera PLUS.

    Le sourire d'hôtesse de l'air dédié à ses photos d'identité disparut
    des lèvres de son amie aussi péremptoirement que l'État Civil avait
    banni toute expression des nouveaux clichés.

    L'assistance parut sur arrêt-image.

    - Joyeux anniversaire ma chérie !, hurla Athanaïs dans sa solitude.

    Lecture.

    Athanaïs embrassa Pétunia ...

    ... puis se dirigea côté jardin.

    Une brume l'ensevelissait de moitié et elle eut du mal à discerner
    le voisinage qui plus tôt était venu tambouriner son mécontentement
    à la porte d'entrée que fort heureusement il ne pourrait plus trouver.

    La fête ne connaîtrait plus d'interruptions.

    - Patrick se demande ce qui t'as pris !

    Pétunia et son mari l'avaient rejointe.

    Athanaïs regarda le mollasson cité en référence et  chercha en lui -
    vainement - un philosophe.

    - Tu souhaitais un discours type, toi, si Ogue-riGUInale ?

    - Patrick pense que c'était plutôt hors contexte.

    PaTRICK ? PENser ? Avec un A, peut-être ... Mais avec un E ???!!!

    - Qu'est-ce que je t'ai fait ? - relança Pétunia avec l'expression de celle
      qui regrette d'avoir tendu le micro.

    - Sois précise !
      Tu parles du vélo crade que tu m'as abandonné à l'âge de 7 ans pour
      te garder le flambant neuf ?
      OU
      les diverses amies avec lesquelles tu m'humiliais irrégulièrement,
      au début dans mon dos, à la fin, carrément en face ?

    - Nous avons pratiquement été mères ensemble.

    La sincérité de Pétunia freina un peu Athanaïs mais juste un peu ...

    - Tu sous-entends les bambins que tu es allée extorquer sur place à
      des autorités corrompues ?
      OU
      ceux que tu m'as reproché d'avoir mis au monde, naturellement,
      parce que, MOI, je n'avais pas eu la décence d'attraper l'infection que
      tu as chopé lors de ta GéNIALE crosière autour du monde ?

    - Tu as partagé mon passé, mes secrets ... Qui mieux que toi peut
      comprendre ce que je suis devenue ?

    - Comprendre n'est pas accepter.

    WouAhou ... Pas peu fière de cet aphorisme, Athanaïs remercia Oscar
    Wilde. En voilà un qui avait le sens du drame !

    En face, Pétunia, démunie. ne bougeait pas.

    - Pétunia ?

    Se retournant. elle réalisa que son mari était toujours là.

    - Qu'est-ce que tu fais ?
    - Je me dispute avec Athanaïs  ...  Comme d'habitude !, sourit-elle
    - Mais qu'est-ce que tu racontes ?

    Avec une paresse contrariée il se rapprocha.

    - Tes invités t'attendent : et je n'ose te décrire la gêne instaurée
      après ton discours ... Tu dois revenir rassurer tout le monde.

    Elle repivota vers Athanaïs ......... Mais ne la vit plus, comme
    engloutie par le brouillard.

    Athanaïs .... souffla l'herbe .... ou elle- même ?

    - Ça fait 20 ans qu'Athanaïs ne fait plus partie de ta vie !

    « Tout comme toi » - pensée qui s'évanouit sur les lèvres de Pétunia.

    Patrick mit les mains dans ses poches.

    - Tu n'es tout de même pas encore assez vieille pour radoter ...

    Mon dieu ! 20 ANS !
    Venait-elle de revivre un souvenir ou avait-elle traversé un mirage ?
    Après une dispute assez dure, vingt ans plus tôt, Athanaïs était partie.
    Elle ne l'avait plus jamais revue,
    malgré plusieurs appels au secours de Pétunia :
    lettres
    cartes
    fax
    coups de fil à la famille d'Athanaïs,

    Elle avait emporté avec elle la part d'enfance de Pétunia.
    Alors - CE soir - ne pouvait être son anniversaire.

  • Grand Oeil Omniprésent Gouvernemental Limite Ersatz

    Ce fut la lumière en entonnoir jusqu'à son lit qui le surprit.
    Neal avait oublié d'éteindre l'ordinateur.

    L'écran clignota lorsque sa main effleurant la souris, le computer le salua
    d'un premier message :

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    Il cliqua sur le OUI.

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    Ce qu'il fit.

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    Après réitération, Neal obtint enfin la page d'accueil.
    Il survola dès lors messages, dernières vidéos et jeux en ligne.
    Que devait-il déjà chercher dans ce magasin virtuel ?
    Ah ! Oui !
    Des pochettes pour ses cartes.

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    Certainement pas !
    Il choisit la tranquillité du surf,
    entrecoupé dès cet instant par d'abondants rectangles ou carrés dont la superposition
    gênait ses investigations : publicités, appels à l'aide et secours suggérés, sur des
    produits ou des sites dont il n'aurait su que faire. Certains d'entre eux sitôt clos,
    revenaient instantanément avec des propositions qui l'intéressèrent,
    au fur et à mesure, plus, le poussant vers d'autres piste en herbe.

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    La liste sur le côté lui inspira d'autres curiosités.

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    « Bien sûr que OUI !! »,
    et il répondit en fonction.

    - Neal ! Petit déjeuner, souffla sa mère dans la porte entrebâillée comme une
    invite à la suivre immédiatement.
    Le chat de la maison en profita pour s'enfoncer dans la couette chaude.
    Neal ne bougea pas d'une roulette sous son siège, investi dans un dialogue
    avec ses partenaires de hasard sur le site MYRAFT.

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    surgit au beau milieu d'une confrontation.
    Il négligea la fenêtre de dialogue.

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    Histoire d'avoir la paix, il choisit l'affirmation.
    Alors que le pourtour du cercle tournait sur lui-même pour visualiser le travail
    en cours, il fut obligé d'attendre quelques secondes avant de pouvoir reprendre
    sa conversation virtuelle.

    Soudainement, un poisson bleu en peluche atterrit sur les touches devant lui.
    - Nil ? Tuvyiens ?
    Petit frère agaçant sur sa droite.
    Il le renvoya en s'apercevant que la dernière version d' URBAN LEGEND était disponible.

    Perdu dans ses multiples fenêtres, il ne perçut pas son père qui venait d'entrer ;
    la main sur son épaule le fit sursauter.

    - Neal ! Quentin est là. Il te propose un basket dehors.

    Les yeux ahuris, le cheveu encore dans le coussin, il fixa, enfin, son père.
    - Je ne sais pas.
    - Tu ne sais pas quoi ?

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    - Neal ?, s'impatienta son père.
    - Non. Ce n'était pas prévu.
    - Quoi donc ?
    - Quentin !
    - Et alors ?
    - Mais j'ai encore des trucs à faire.
    - Sur l'ordinateur ?
    - Ouais.

    Neal ne regarda pas son père s'éloigner, prêt, pour plus de sûreté, à mettre son casque.
    Celui-ci sur les oreilles, il reprit son pianotage.
    Il ne serait plus dérangé - I-NU-TI-LE-MENT.

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    Neal obéit.