• Home, Sweat Home : "Eblis"

    C'est dans une robe taffetasteuse que Jennifer frappa l'huis contre la porte.

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    Celle-ci grinça sur une femme aux cheveux rangés en spaghettis crus,
    le regard violet aiguisé sur  - Elle-même.

    - Euh ... Désolée, démarra-t-elle, je viens de la maison d'à côté où
      l'on fête bruyamment (il est vrai) l'enterrement de jeune fille de
      ma soeur et ... ... malgré ça ! ... Les hurlements ... qui proviennent
      de chez vous, ... parviennent à couvrir notre propre orgie.
      C'est peu dire ! ...

    L'absence de réaction fit étrangler son rire à Jennifer.

    - Si vous pouviez baisser la tété ... ou ... torturer un peu moins
      violemment votre invité-ou-e ?

    Deuxième essai manqué : aucun humour dans les buts !

    Laissant la porte en l'état, la femme se retourna vers la nuit de la
    maison et s'y engouffra.

    Bon-on-on-on-on ......
    Fermer la porte ?
    ou ......
    Suivre la zombie magazine ?

    - C'est que ... le playmate ne va pas tarder à commencer son
      effeuillage et je ne voudrais le rater ..., lança-t-elle du seuil
    - ... pour rien au monde ..., murmura-t-elle en finissant de le
    franchir.

    Telle une invite, les plafonds arqués lui renvoyèrent un soupir,
    qui pleura un instant au-dessus d'elle l'attirant vers l'escalier
    modestement coincé au fond de la maison.
    Jennifer comprit soudain ce qu'avait ressenti La Belle Au Bois
    Dormant le soir où le chant-enchanteur-enchanté l'avait
    embobinée jusqu'au rouet.

    Margré ce vécu interposé, elle continua.
    Débile !
    Elle passa un vestiaire vide, un salon sans meubles et un
    cagibi avec SIX verrous.
    Pourquoi maintenant était-elle en train de monter cet escalier
    de mauvais décor Z ?
    Parce que, soi-disant, son prénom avait été soufflé du premier
    étage.

    T'as vraiment l'air fine, Églantine !

    Face à la première chambre sur le sol de laquelle gisait des
    peluches effritées, elle accéléra vers la seconde qui fleurait
    Nanya avec sa seule armoire.
    La troisième chambre respirait la toile d'araignée à peine
    accrochée.
    Quant à la quatrième, elle exhibait dans des vapeurs glaciales,
    la chaise d'un condamné que surchargeaient des barbelés,
    quelques dents d'acier et une série de pinces inidendifiables.

    Donc- elle a bien de quoi torturer quelqu'un !
    Moi ...
    Peut-être ???

    Jennifer eut son premier réflexe intelligent : elle sortit de la
    pièce pour se ruer vers l'escalier puis agrippa la rampe comme
    pour rendre plus réel son effort.
    Aussitôt un courant d'air entortilla sa tenue froufrouesque,
    se renforça au niveau des hanches en un vent froid
    avant de finir en bourrasque tout autour d'elle.

    Son cerveau grelotta : elle ne pourrait jamais descendre.

    En bas, Eblis - (d'où tirait-elle son prénom ?),
    l'attendait en souriant fixement.

    - Je crois que .. je ne vais .. pas ... vous déranger ... plus ...
      longtemps ... Muh ?, ânonna-t-elle avec conviction.

    L'oeil blanc au-dessus de la bouche déformée par un plaisir
    suspect, Eblis répondit :

    - Trop tard !

  • A-Guinnngue ! A-Gunnngue !

    Logos réalisés sur le site "Flamingtext.com".

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    Jules ouvrit les yeux.
    Le générique de fin hurlait dans le salon.
    C'était ENCORE MIEUX
    - d'écouter
    le film d'action que
    - de le regarder.

     

    TRANSCRIPTION  (des logos)

    Le personnage N°1 charge l'ennemi.

    Le personnage N°2 se met en position de réponse.

    Le personnage N°1 réattaque plus subtilement.

    Le personnage N°2 esquive.

    Le personnage N°1 s'énerve.

    Le personnage N°2 trouve une idée pour battre l'autre.

    Les deux personnages s'affrontent désormais à l'épée.

    Le personnage N°1 est en train de mourir...

    ...et tombe à terre.

    Rire du vainqueur.

    Générique de fin.

  • La Petite Migraine

    Très loin,
    au fond de l'océan,
    règne une légende portée par les courants,
    venue des flots,
    arrachée aux rivages où respirent les humains.
    A leur tour,
    des êtres aux queues de poisson grâciles dont le tronc et
    le visage sont semblables aux terriens, ondulant tels des
    cygnes sous l'eau, répètent le conte tant chéri ...

    Leur chant raconte que
    l'une d'entre eux, la plus audacieuse et la plus délicieuse,
    fille de roi, s'éprit d'un humain au point de renoncer à qui
    elle était, abandonnant sa voix, sacrifiant sa queue de sirène
    pour celui qu'elle aimait, jusqu'à en mourir lorsqu'il lui
    préféra une autre.

    - Foutaises !

    marmonna Lim'al-Üll fort agacée une fois de plus.
    Qui avait encore narré cette insipide histoire aux enfants de
    sa classe ?

    De UN
    Quand cet abruti avait coulé à pic après avoir bien pollué les
    eaux alentour avec les débris de son bateau, son aïeule avait
    vaguement hésité à le rattraper,
    et encore plus à le ramener sur terre ferme !

    L'asphyxie en valait-elle l'effort d'un crôle ?

    Parce que, BIEN SÛR ! - La TO-TA-LI-TÉ des fonds marins le
    savaient, Eux, - les sirènes faisaient allergie à l'oxygène ,
    ET,
    ce phénomène SCIEN-ti-fi-QUE, prouvé de surcroît, avait été
    lâchement ignoré dans ce récit bordé de fadaises .......

    DonQUE,

    ET ..

    De DEUX,
    la sauveteuse héroïQUE avait risqué une peau de méduse pour
    un affreux quatre membres aux poils rêches et à l'odeur de
    MOrue.

    De TROIS,
    revenu d'un coma larmoyant sous les yeux d'une blondasse qui
    s'était contenté de le retrouver sur la plage, aucune question
    mé-ta-phy-si-que n'avait encombré son cerveau de poisson
    bocal, à savoir :

    Comment était-il arrivé,
    entier
    et
    vivant
    jusque-là ?
    Aucune jugeotte !
    Aucune reconnaissance.
    Quel manque de savoir-vivre, littéralement parlant !

    Aussi quand ce marin d'eau même pas salée, s'était pointé sur
    le ponton pour faire mine de pêcher, avait-elle bondi des flots
    pour se réceptionner, via un bout de planche, sur les mains et
    lui balancer un coup de queue mémorable en pleine tronche !

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    Sa quintuple arrière-grand-mère n'aurait cer tainement pas
    nagé en plein mélo !

    Aïe !!!
    Ça y'est :
    Ça recommençait.
    Dès qu'on lui remettait le sujet sur le sable, voilà que s'annonçait
    une mal de crâne ravageur.

    Tout ça pour un TrouDUC qui n'existait même plus !!!