• Litige 357 - 1ère Partie : "Expectative"

    - Agent Lincoln, Code Febril, n°0000 724 186 9BZQ AJ dègcvbxa-drdups$
    - Identification...... Je vous mets en contact.
    - Agent Lincoln ?
    - Oui Monsieur. (à se demander si les cadres supérieurs lisaient la doc sur l'utilité
       d'un code d'identification !!!)
       Nous avons un problème.
    - De quel ordre ?
    - Sécurité Nationale ... Peut-être : Internationale !
    - De quoi s'agit-il exactement Agent Lincoln ?
    - J'ai contrarié le 357.
    Le téléphone sembla tellement geler que le combiné faillit échapper à Lincoln.
    - Finalement, vous portez assez bien votre nom, Agent Lincoln.
    (De Quoi ?)

     

    Quelques semaines plus tôt ...

    Abigaël avait bien répéré ce gars tout noir, proche de la nuit sans étoiles, comparé
    à sa peau café au lait, sans sucre, au parfum du matin (un ex ne l'avait-il pas
    surnommé "p'tit dèj" ?).
    C'était LA concession de son sang indien à son origine black : tel un fleuve en cru
    débordant de son coeur, il refluait dans ses yeux.
    (ma vieille, gare au gourou poétique ...).

    Indy3.jpg

    Il la pistait : pas de doute !
    (là c'était son ascendance indienne
    qui dictait
    ...)
    Elle en fut sommairement agacée
    et aussitôt fut bousculée par quelqu'un
    qui percuta lui-même une autre personne
    qui s'écrasa sur une autre jusqu'à créer
    un ressentiment de masse qui allait empirer.
    «Reprends-toi ma grande,
    tu sais comment ça va dégénérer
    ...»

    Au bout de deux inspirations, elle se calma
    et la foule autour d'elle s'assagit
    progressivement.
    Elle eut le juste le temps, avant de
    s'introduire dans le sas de la tour,
    de voir son poursuivant reculer
    devant trois skate-boarders
    en mode écrasage.
    Durant toute la journée elle repensa à cet homme qui avait été le témoin de
    chacune de ses incartades :

    comme l'autre jour où tellement heureuse
    d'avoir obtenu deux places pour le
    concert de Springsting, elle avait provoqué l'euphorie générale à la cantine,

    ou alors quand contrariée par son chef,
    elle avait engendré un ras-de-marée de
    caddies dans la supérette du coin
    une heure plus tard. Les gens s'étaient méchamment apostrophés face au gérant
    qui trés énervé avait failli les buter...

    ou peut-être cette fois fatiguée par ses règles,
    au bord des larmes pour un rien, elle
    avait provoqué la dépression de ses voisins.

    Car Abigaël avait un don !
    Elle communiquait aux autres ses états d'âme quels qu'ils soient, agissant sur ses
    semblables comme un dopage mal dosé.

    De fait elle pouvait les amener à penser et agir comme elle par la seule force de ses
    sentiments.

    En fait Abigaël était un danger exponentiel.

    De ce fait, elle se demandait si désormais en haut lieu -
    (l'étage était encore à définir ...) - on ne l'avait pas réalisé ?????

  • Suicide d'une Mouche

    Mouche.jpg

    BZZZZ......      BZZZZZZ........
    PWAM !!!

    Cette histoire pourrait se résumer ainsi.
    Ce nonobstant - avez-vous allumé votre ordinateur...
                            pris soin de taper votre mot de passe...
                            attendu que Google se mette enfin en fenêtre...
                            passé par tous les messages visuels et verbaux...

    POUR DEUX ONOMATOPÉEs ?

    Bien sûr que NON.

    Alors  VWOI-Là.

    D'abord elle volait haut, incertaine, comme déjà saoule d'être privée du grand ciel.
    Après, à 20 reprises, elle s'était aplati sur la vitre.

    (c'est c.. une mouche ! ça trouve jamais la sortie).

    Puis elle avait énervé le chat qui bêlait ses miaulements, le regard fou et la patte
    Parkinson, dont j'avais vainement encouragé les efforts.

    (c'est c.. un chat ! ça n'attrape jamais rien de ce que vous voulez.)

    Et c'est là que sa provocation avait dépassé le stade du supportable : elle s'était
    mise à tourner autour de ma femme en train de lire.

    (c'est c.. une femme ! ça lit toujours.)

    Cette grosse dégueulasse - (la mouche, pas ma femme !!), qui venait certainement
    de fourrer ses ailes dans de la m.... en liquide ou en sac, ou sur des chiottes,
    venait palper le bras de MA femmme - et encore sous MON nez.

    De quoi rester chaste ...

    Ni une ni quatre, j'ai arraché le livre avec lequel j'ai attendu près de la lumière dans
    laquelle l'autre folle s'excitait et au moment où elle vrombissait sur un bras, je l'ai explosée.
    (on est d'accord, je parle toujours de la mouche ???...)
    Je regardais encore son corps flasque et aplati (aucune allusion déplacée, ok ?!)
    sur la chair défraîchie (autant pour moi) de son mausolée quand je réalisais que je
    l'avais eue parce qu'elle avait ra-len-ti.

    Pourquoi avoir ra-len-ti?
    Parce qu'elle le voulait.
    Pourquoi le vou-lait-elle ?
    Parce qu'elle voulait en finir !
    Tout compte fait je lui avais rendu service.
    Je l'ai finie - à l'essuie-tout - lancée dans une poubelle et dis une petite prière.
    On ne sait jamais ......    Si les hindous avaient raison.

    (c'est c.. un hindou ! ça veut jamais mourir.)

  • NON ? - SI !

    - Louviotte, Falzar et Perpextre ont trivorcé.
    - NON ?
    - SI !
    Pataxtia en avait le coeur qui se trimballait.
    - Dire que j'ai failli être sa seconde épouse ...
    - Triple OUF !!!. mâcha Babalfa

    Sur LUPANAR quand on trivorçait les jours impairs,
    l'homme était brûlé vif et les deux femmes décapitées,
    les jours pairs
    les deux hommes décapités et leur femme brûlée ...
    Au moins il y aurait une fête pendant trois jours pour saluer l'événement -

    Sur ce, Bizirbu arriva à leur table.
    - Vous avez vu le nouvel écran ?
    - Non, répondirent les deux autres ensemble
    - NON ? (variante ...) Falzar fait appel.
    - NON ?
    - SI !
    Une fenêtre apparut alors entre eux, relatant l'affaire en cours avec force vidéos et
    flash back sur une voix off :
    Falzar justifie son trivorce par l'incapacité de ses deux femmes à procréer

    - Quel salop !
    En effet.
    Sur LUPANAR, quand une femme était inféconde, on la noyait et le mari était
    salement castré.
    - Il s'en sortirait à trop bon compte ... - mais Bizirbu n'approuva pas.
    Ce qui étonna Pataxtia et Babalfa.

    Il n'allait quand même pas leur faire le coup de la solidarité virile.
    SI ?
    NON. (autre variante ...)

    Du coup, Babalfa se camoufla derrière l'écran transparent pour leur confier son
    dernier grand secret.

    - Dans une dimension parallèle sur une planète appelée TERRE, les hommes et
    les femmes s'unissent par deux et lorsqu'ils DI-vorcent, ils ne meurent pas.
    Ils peuvent refaire leur vie avec quelqu'un d'autre.
    - NON ?
    - SI !
    Babalfa ménagea un effet, puis :
    - Et je connais la filière pour s'y rendre.

    Pataxtia et Bizirbu n'en revenaient pas bien qu'ils n'y soient jamais allés !
    - Tu veux qu'on quitte LUPANAR ?
    - NON ?
    - SI !
    La filière avait un nom : La RÉ-SIS-TAN-CE.

    Un nom si hérétique dans leur société qu'il n'existait mêm'pas.
    D'ailleurs il avait fallu l'importer de TERRE.

    - Donc résister c'est fuir ?
    - NON ?
    - En l'occurence ..... - SI !    (variante finale).