• La Reine Givrée

    lettrine,conte,manuscrit,typographielle était en neige ...

    Saupoudrer une multitude de flocons
    au -dessus de l'eau l'avait épuisée,

    Mais contempler la petite ville avec son château
    aussi blanc que la glace du lac qui la bordait,
    lui procura satisfaction et
    soulagement.
    Histoire que ça tienne mieux, elle avait soufflé
    sur les bacs à fleurs au fil de la rive, une bise sculpturale figeant dans
    une galerie imaginaire les oeuvres de Dame Décoration.

    Elle y était cependant peut-être allée un peu fort.

    Il lui semblait bien avoir piégé une ou deux voitures dans
    son effort artistique,
    et sans doute ...
    un ou deux ... HU-mains ?

    Qui chantaient à tout bout de champ, lui semblait-il
    entendre : "c'est l'intention qui compte".

    Alorssss ???

    Les rues s'élevaient dans le froid, couronnées par le castel
    puis s'éparpillaient dans le centre endormi sous la mousse
    et son silence.
    Pas le jappement d'un chien !
    Pas le glissé inaudible d'un chat !
    Quant à l'oiseau, on ne l'entendrait pas piailler avant la
    fin de l'hiver.
    TANT MIEUX !

    Par contre, personne pour contempler son chef-d'oeuvre.
    Avait-elle forcé sur la température - une fois de plus ?
    Les cristaux de ses iris sondèrent l'immobilité sans saisir
    un soupçon de vie.

     

    reine,neige,givre,glace,hiver,conte

     

    Dire qu'à cause de ce malheureux conte de fée, on avait
    terni sa réputation en la faisant passer pour une sadique
    enjôleuse, ou ...
    une meurtrière de saison.
    Bien qu'elle puisse - parfois - se montrer un peu trop
    "inspirée", jamais elle ne détruirait qui ou quoi que ce
    soit, en toute conscience et pleine possession de ses
    moyens ... par inadvertance, soit ... par motivation ...
    pourquoi pas ? ...
    Néanmoins, NON par intention réelle et tangible.

    Comment toutefois faire comprendre cela à des ...
    carnivores ???

    Maintenant il n'y avait plus qu' à attendre...
    de voir ...
    de constater ...

    Le dégel ...

    Et - (pardon encore) - les dégâts .............. éventuels
    ou .......... irrémédiables ?

     

    Heureuses fêtes 2013-2014, à TOUS !!!!!!!!!

    Je vous donne rendez-vous le 6 janvier 2014
    pour une nouvelle série d'aventures lundiesques.

     

    La lettrine E2.jpg a été empruntée à : le-Bibliomane blopgspot.com,
    typographie de Jodocus Badius ou Josse Badius ...

  • Dîtes-vous bien qu'elles ont toutes, au moins une fois, fait la Bonniche.

    belle, endormie, princesse,conte-de-féeLa Belle au Bois Dormant ...

    qui soi-disant n'a pas attendu cent ans
    pour se faire embrasser par l'homme
    de sa vie,
    cette abonnée à la grâc'mat,
    grande source d'inspiration pour la
    SPA.

     

     

    Allez donc en parler à Justine ci-dessous,

    sommeil,femme-endormie,réveil

     

    Qui - Elle - attend vraiment depuis
    100 ans le baiser d'un mec qui la
    tirerait de sa vie de masure et peu
    prête à lâcher son morceau de coussin
    comme substitut.

     

     

     

    Quant à Cendrillon,

    cendrillon,ménagère,miséreuse,souillon

    Cette petite perverse qui nous a fait croire
    à son martyr alors qu'elle a fait bosser -
    gra-tui-te-ment, une armée de souris
    dans une chambre sous les toits,
    elle a prétexté les pièges à rat de sa belle
    famille pour éreinter ces pauvres bêtes sur
    des travaux divers et variés.
    C'était une “PRéCURSRICE” :
    Manille avant l'heure !

     

     

    En digne descendante, Berthe possède les outils de circonstance :
    - Tablette
    - portable
    - sac à rangements intenses
    travailleuse,ambition,travail,acahrnéeNe se privant pas de se plonger la tête
    dans ses mails quand sa conscience
    de femme d'affaires la titille un peu.

     

     

     

     

    Pour Blanche Neige c'est autre chose.
    Derrière son expression niaise,

    blanche-neige,victime,elle s'est tout de même fait entretenir
    par pas moins de SEPT nains !
    Laissons de côté l'éternelle insinuation
    grivoise pour nous centrer sur le plus
    important :
    elle a accepté une pomme d'une inconnue
    horriblement moche, vieille et parfaitement
    désagréable alors qu'elle devait avoir
    vaguement entendu parler de la première à
    s'être fait avoir ...
    (ça vous revient aussi ? ...)

     

    Ce qui donnerait aujourd'hui : Gertrude !

    niaise,naïve,gourde

     

     

     

    Sans commentaire(s).

     

     

     

    L'issue ne se situe pas plus du côté de Peau d'Âne ;
    Bien que capable de faire peau neuve, elle fuit l'autoritarisme de
    son père pour subir le joug de sa marraine.

    Pd'A1.jpg

    Le premier lui ayant ôté le respect
    d'elle-même,
    la seconde tous ses biens matériels,
    les deux, sa liberté.

    Et elle en redemande ...

     

     

     

    Pas trés loin de "Tête d'Âne" qui n'en a malheureusement qu'une.

    clocharde,miséreuse,mendianteElle ne s'en sert malheureusement pas,
    là où elle a atterri : sous les ponts.
    Assujettie à la loi du plus fort, elle
    mendie sans conviction pour se laisser
    toute bonne volonté profiter d'elle.

     

     

     

     

    Et le Prince Charmant dans tout ça ?
    Jamais là.
    Un peu fadasse dans ses culottes bouffantes,
    tout juste à l'heure pour le baiser traditionnel,
    limite présent le jour du mariage !

    Allez ! une concession !
    Celui de la Belle au Bois Dormant.
    Au moins il a un peu transpiré avec un dragon pour obtenir sa belle.

    Qu'est-ce qui a changé entre ces femmes et celles d'aujourd'hui ?
    Les robes.

    Qu'ont-elles toujours en commun ?
    Le même type d'hommes.

    De toutes les manières que vous les lisiez, ça restera des contes à endormir
    les femmes - éternellement.

     

  • Tu M'Demand'. J'Te Réponds.

    Clichés d'une bande de scouts réunis dans l'attente d'un feu de bois, ils la regardaient
    comme si elle tenait l'allumette.
    La famille - sans doute ?
    De celui qui, dans le lit, strié de perfusions, relié à des compte-gouttes et autres
    moniteurs, semblait dormir.
    HÊ non.
    Il ouvrit les yeux, appelé par le silence autour d'eux,
    la vit, Elle ;
    Ses yeux miroitèrent d'un intense soulagement en la reconnaissant.
    - Tu es venue ...
    Ce fut un souffle.
    - Merci.
    Apparemment il était capable d'un second - (souffle!).
    Elle s'approcha sur le côté ; son regard remonta la couverture, les mains cadavériques,
    le rictus du visage pour se recentrer sur celui du malade.

    - J'ai tant de regrets ..., expira-t-il

    Lesquels ?
    Ceux d'une petite fille oubliée au cours des années ?
    Ceux d'une bâtarde qui avait dû affronter le mépris de ces gens qui l'entouraient ?
    Ceux de sa mère (morte maintenant)  qui s'était battu pour les faire survivre alors
    que la richesse de ce père absent aurait pu les délivrer de la misère ?

    Voilà que la mort proche l'avait poussé à la réclamer à son chevet.
    Se sentait-elle sa fille en ce moment ?

    - Pourras-tu me pardonner ?
    C'était encore lui qui parlait.
    Même pas mort ?

    Elle se pencha doucement vers lui, écarta un fil qui l'empêchait de bien se faire
    entendre du mourant puis les yeux rivés aus siens prononça :

    chevet,veillée,dernières volontés

    - J'espère que tu souffres mille morts,
      je te souhaite l'enfer que tu m'as légué le jour où tu m'as abandonnée,
      et je me réjouis à l'idée que les dernières paroles que tu  auras entendues
      seront les miennes et que tu les emporteras dans ta tombe.

     

    Il rendit son dernier soupir.

    Elle se redressa, scruta chaque trait déformé des témoins de ces retrouvailles
    et leur lança un "Salut" qu'ils n'obtiendraient, en fait, jamais.