Les yeux en face DU Trou

Alors qu’à l’horizon celui du trou noir s’approchait à la célérité de la lumière, Anton se demanda si la singularité qui l’attendait, en serait pour une fois vraiment une.

Ou bien traverserait-il un pont genre Einstein-Rosen ?

« L’astuce est de traduire les contraintes de l’équation Bootstrap en problème de géométrie »

Simple.

« Imagine les 4 points d’une fonction de corrélation à 4 points qui encode virtuellement chaque élément d’un CFT comme un rectangle … blablabla … si on perturbe un système conforme dans les coins 1 et 2 et qu’on mesure les effets des coins 3 et 4 … gnagnagna … et qui titille le système aux coins 1 et 3 et qu’on mesure les coins 2 et 4 et alors que la même fonction de corrélation étant valable …  »

S’il n’avait pas été superstitieux Anton aurait dit : du Vyacheslav tout craché !
Mais il l'était.
Et pourquoi était-ce les délires de Vyacheslav dont il se souvenait juste au moment où il allait entrer dans un four à spirales qui sans doute le crapahuterait comme une brioche - (est-ce qu’une brioche pouvait crapahuter d’ailleurs ?)

Cette fois c’est Riccardo qui aurait déliré sur l' « unitarité » d'une telle équation.
Guacamolesque !
Le destin d'Anton, tel son vaisseau, semblait osciller entre « espace nul » et « densité infinie ».

Le dit espace autour de lui parut se resserrer autant que sa poitrine sur son coeur ou vice-versa étant donné que le propulseur tourna dans tous les sens ne sachant plus si c’était sur lui-même, autour du vortex ou droit dessus.

Quand il crut comprendre ce qu’il vit, il eut peine le temps d’envoyer un - sans doute - dernier message …

« Hê les gars ! C’est pas du tout c’que vous croyiez. Y'a …  »

                                       … interrompu.

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