• Statues Quoi ?

    Ce lundi 18 septembre 7040 serait indubitablement inscrit dans Les Livres du Passé de la Patrie Unique :
    
« Une équipe d’archéologues a découvert lors des fouilles de Zong-Heuybra dans le désert de Fraliejsdel des statuettes remontant sans doute aux années 2010-2017 bien que la datation soit encore à confirmer. »

    A force de gratter, de récurer, de polir, furent révélées des silhouettes dont les taches se transformèrent bientôt en couleurs emblématiques dont les détails devraient être étudiés avant de pouvoir en tirer une signification.
    Les dites silhouettes avaient ainsi peu à peu arboré des blasons ; quant aux visages ils avaient révélé un masque qui s’accordait aux costumes dont les personnages étaient revêtus.
    Tous affichaient une silhouette athlétique moulée dans des rouge vifs avec parfois du bleu ou gris sur noir ou encore dans des tons émeraude …
    
Ulrine de Saint-Foye, chef de l’équipe située au nord des explorations, en déduisit qu’il s’agissait de statuettes religieuses (sa favorite était celle d’un homme dont la coiffe s’ornait d’oreilles pointues), sûrement destinées à la pratique d’un culte ; de là à déduire qu’elles incarnaient une série de divinités pour le peuple d’alors, il y avait peu.
 On pouvait alors penser (surtout Ulrine) que les autochtones leur rendaient hommage en échange de quelques faveurs, voire même s’adonnaient à de possibles sacrifices.

    Ce qui fut confirmé quelques mois plus tard par l’excavation de hautes statues dans la région de Piortrojel connue pour sa densité en calcaire et qui correspondait à l’ancienne Suisse. L’une de ces sculptures représentait une sorte de créature mi-humaine mi-extra terrestre fort intéressante qui donna libre cours aux hypothèses les plus éclectiques comme la venue possible d’êtres d'une autre planète ou tel le symbole de la guerre, l’opposition entre dieux. Le bronze dessinait un corps puissant au-dessus de laquelle des tentacules d’acier se nattaient autour d’une gueule faite de griffes et de dents.
    Ils trouvèrent même un géant vert à l’expression menaçante faisant vraisemblablement référence à une imagerie de l’enfer, royaume auquel semblaient croire les populations de l’époque.
    Toute une série de représentations à taille humaine ou plus grande, furent déterrées d’un lieu qui paraissait les avoir rassemblées dans des salles destinées à être visitées par un public et que les chercheurs identifièrent comme le « Centre Palexpo » lorsque la ville de Genève existait.

    Mais le plus fabuleux advint lorsque Ulrine soupçonna l’existence de Manuscrits  Sacrés relatant leurs aventures.
 Elle subodorait où elle devait fouiller et vu leurs investigations vers l’ouest elle devrait faire creuser autour des zones du Roufstadtg.

    Quand Le Journal Des GRANDS Evénements montra les premières photos des livres plein d’images dont les textes étaient mis en valeur par des cadres et des bulles, Ulrine sut qu’il s’agissait là pour elle d’une consécration.

    Elle allait être L’Ar-chéologue du moment !

     

     

    Ne manquez pas la nouvelle exposition : "Du temps des Dieux" au Nouveau Centre de La Mémoire des Peuples

     

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  • Les yeux en face DU Trou

    Alors qu’à l’horizon celui du trou noir s’approchait à la célérité de la lumière, Anton se demanda si la singularité qui l’attendait, en serait pour une fois vraiment une.

    Ou bien traverserait-il un pont genre Einstein-Rosen ?

    « L’astuce est de traduire les contraintes de l’équation Bootstrap en problème de géométrie »

    Simple.

    « Imagine les 4 points d’une fonction de corrélation à 4 points qui encode virtuellement chaque élément d’un CFT comme un rectangle … blablabla … si on perturbe un système conforme dans les coins 1 et 2 et qu’on mesure les effets des coins 3 et 4 … gnagnagna … et qui titille le système aux coins 1 et 3 et qu’on mesure les coins 2 et 4 et alors que la même fonction de corrélation étant valable …  »

    S’il n’avait pas été superstitieux Anton aurait dit : du Vyacheslav tout craché !
    Mais il l'était.
    Et pourquoi était-ce les délires de Vyacheslav dont il se souvenait juste au moment où il allait entrer dans un four à spirales qui sans doute le crapahuterait comme une brioche - (est-ce qu’une brioche pouvait crapahuter d’ailleurs ?)

    Cette fois c’est Riccardo qui aurait déliré sur l' « unitarité » d'une telle équation.
    Guacamolesque !
    Le destin d'Anton, tel son vaisseau, semblait osciller entre « espace nul » et « densité infinie ».

    Le dit espace autour de lui parut se resserrer autant que sa poitrine sur son coeur ou vice-versa étant donné que le propulseur tourna dans tous les sens ne sachant plus si c’était sur lui-même, autour du vortex ou droit dessus.

    Quand il crut comprendre ce qu’il vit, il eut peine le temps d’envoyer un - sans doute - dernier message …

    « Hê les gars ! C’est pas du tout c’que vous croyiez. Y'a …  »

                                           … interrompu.