La Vie Passionnante de Buster Plantafin

Il avait chaud.
Il ouvrit la fenêtre.

Puis il eut froid ; il la ferma donc.

Ce fut alors sa cuisse gauche qui le démangea.
Il la gratta.

Entre-temps la soif : il but.

Abreuvé, il ne résista pas au téléphone portable près de lui dont les chiffres n'avaient bougé que d'une seconde depuis qu'il avait vérifié.
Il constata qu'il avait encore toute la journée ...
                                                                 ... à remplir.

 

Buster passa donc son temps à attendre :

- un coup de fil
- un coup à boire donc un coup de bol bien qu'un coup de pouce aurait été le bienvenu !
- un coup de chance ou à défaut un coup de cœur ...
- du coup, un coup de tête ?
- un coup d'état (il serait contenté d'un coup de théâtre)
- le coup de blues : forcément il ne se passait rien.
- un coup bas (le moral y était bien)
- un coup de collier mais autant regarder un coup d'épée dans l'eau
- le coup de grâce tant le temps n'était plus à temps

Ce fut surtout un coup pour rien bien qu'il l'eût tenté !

Et aucun bon coup à l'horizon,
comme toutes les veilles de lundi qui souvent se révélaient PIRE que le lundi lui-même.

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